Ma fameuse amante new-yorkaise n'est en réalité pas new-yorkaise. Elle habite à une soixantaine de miles au Nord-Est, à Danbury dans le Connecticut. Venir à Manhattan est sans doute la même évasion pour elle que pour moi. On se retrouve à la gare de Grand Central, comme dans les films américains. On bat sans doute le record du couple le plus improbable.
Le bout de l'Empire State Building est tout rose pour la Saint Valentin.
Considerations generales sur ma vie en Pennsylvanie pour m'eviter de me repeter dans mes mails.
lundi 16 février 2009
Google Street View
Voici une vue panoramique de Canal Street, qui est un peu le Barbes de New York, en bordure de Little Italy et de Chinatown. C'est là que le bus de State College me dépose. Il faisait un grand ciel bleu comme ça ce weekend mais les passants étaient plus chaudement vêtus. On voit l'hôtel Azur que nous avons testé cette fois. Ces hôtels américains sont toujours décevants.
samedi 7 février 2009
Mouvements sociaux
Il parait qu'il y a des "mouvements sociaux" en France. Personne n'en parle aux Etats-Unis. Ce n'est pas une news, de toutes façons, vu d'ici, la France est toujours en conflit social sans qu'on ne comprenne jamais pourquoi. C'est limite indécent d'ailleurs, ces gens qui ne sont jamais contents alors qu'ils sont riches et qu'ils ont une protection sociale qui fait envie vue de l'extérieur. Sans parler d'un cadre de vie légendaire.
Quand on en parle avec les américains ils hallucinent. Comment? Ha c'est justement parce que la couverture sociale ne marche pas si bien que ça que les français se plaignent... ha. Vu d'Amérique, il est clair qu'on n'a jamais rien d'autre que le fruit de son travail, individuellement ou collectivement, et l'idée qu'on puisse avoir plus par le fait qu'on refuse de bosser est "just nonsense". Ces français sont d'autant plus indécents qu'ils semblent même pouvoir nier la logique la plus élémentaire sans en subir les conséquences.
Evidement, ces différences de point de vue découlent de différences de contexte que j'aurais bien du mal à expliquer ici. En tout cas, je ne suis pas fâché d'échapper à cet esprit français pour un temps. D'un autre coté, je ne serai pas fâché de profiter à nouveau de cette couverture sociale à mon retour, si tant est qu'elle marche encore.
Quand on en parle avec les américains ils hallucinent. Comment? Ha c'est justement parce que la couverture sociale ne marche pas si bien que ça que les français se plaignent... ha. Vu d'Amérique, il est clair qu'on n'a jamais rien d'autre que le fruit de son travail, individuellement ou collectivement, et l'idée qu'on puisse avoir plus par le fait qu'on refuse de bosser est "just nonsense". Ces français sont d'autant plus indécents qu'ils semblent même pouvoir nier la logique la plus élémentaire sans en subir les conséquences.
Evidement, ces différences de point de vue découlent de différences de contexte que j'aurais bien du mal à expliquer ici. En tout cas, je ne suis pas fâché d'échapper à cet esprit français pour un temps. D'un autre coté, je ne serai pas fâché de profiter à nouveau de cette couverture sociale à mon retour, si tant est qu'elle marche encore.
mercredi 4 février 2009
lundi 2 février 2009
American Culture
Hier, c'était le "Superbowl" : la finale de football américain (c'est pas un sujet qui me passionne alors je renvoie au blog Ma pom pom way of life d'une étudiante de sciences po à Pennstate pour plus d'info).
Avec plus de 100 millions de téléspectateurs, c'est aussi l'occasion d'un concours de pubs. Je mets ci-joint celle que je trouve la moins mauvaise. Elle serait probablement mal passée en France, pour un ensemble de raisons qui paraissent absurdes vues d'Amérique. C'est un coté de l'Amérique que j'aime bien.
Avec plus de 100 millions de téléspectateurs, c'est aussi l'occasion d'un concours de pubs. Je mets ci-joint celle que je trouve la moins mauvaise. Elle serait probablement mal passée en France, pour un ensemble de raisons qui paraissent absurdes vues d'Amérique. C'est un coté de l'Amérique que j'aime bien.
dimanche 1 février 2009
Biro
New York Times review
Le fameux article du New York Times sur le "female desire" alimente beaucoup de conversations. Personnellement je n'ai rien trouvé qui aille à l'encontre de ce qu'il me semblait avoir compris des femmes.
Il semble que certaines américaines soient contrariées par cette "découverte" de la passivité du désir féminin comparé au désir masculin : (l'idée que "les femmes désirent être désirées") "somewhat metaphorically: [...] for women, being desired is the orgasm" (p33).
Par ailleurs, on trouve dans cet article des explications physiologiques au fait que les femmes pourraient préférer une relation exclusive : "oxytocin, a neurotransmitter unique in mammalian brains [...] connects the act of sex to the formation of faithful attachment [...] important in human childbirth and breast feeding [...] relies on estrogen [...] much more extensive in female brain [...] helps to explain why, in women, the link between intimacy and desire is especially potent" (p46).
Inversement, on y trouve des arguments contre les longues relations exclusives : "within long-term relationships, women are more likely than men to lose interest in sex [...] the crucial stimulus of being desired decreases considerably, not only because the woman's partner loses a degree of interest but also, more important, because the woman feels that her partner is trapped, that choice - the choosing of her - is no longer being carried out" (p51).
Il y a aussi des arguments contre l'idée souvent admise que les hommes seraient plus égoïstes en matière de sexe que les femmes : "women erotic fantasies center less on giving pleasure and more on getting it. When it comes to desire, [...] women may be far less relational than men".
On s'en doutait : le désir féminin est complexe et résulte d'un ensemble de facteurs qui poussent dans différentes directions. Qui plus est, "the variability within gender may be greater than the differences between genders" (p46).
Il semble que certaines américaines soient contrariées par cette "découverte" de la passivité du désir féminin comparé au désir masculin : (l'idée que "les femmes désirent être désirées") "somewhat metaphorically: [...] for women, being desired is the orgasm" (p33).
Par ailleurs, on trouve dans cet article des explications physiologiques au fait que les femmes pourraient préférer une relation exclusive : "oxytocin, a neurotransmitter unique in mammalian brains [...] connects the act of sex to the formation of faithful attachment [...] important in human childbirth and breast feeding [...] relies on estrogen [...] much more extensive in female brain [...] helps to explain why, in women, the link between intimacy and desire is especially potent" (p46).
Inversement, on y trouve des arguments contre les longues relations exclusives : "within long-term relationships, women are more likely than men to lose interest in sex [...] the crucial stimulus of being desired decreases considerably, not only because the woman's partner loses a degree of interest but also, more important, because the woman feels that her partner is trapped, that choice - the choosing of her - is no longer being carried out" (p51).
Il y a aussi des arguments contre l'idée souvent admise que les hommes seraient plus égoïstes en matière de sexe que les femmes : "women erotic fantasies center less on giving pleasure and more on getting it. When it comes to desire, [...] women may be far less relational than men".
On s'en doutait : le désir féminin est complexe et résulte d'un ensemble de facteurs qui poussent dans différentes directions. Qui plus est, "the variability within gender may be greater than the differences between genders" (p46).
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