L'article du New York Times Stanley McChrystal’s Long War semble assez bien expliquer la stratégie de l'OTAN en Afghanistan.
Pour plus d'information, il y a le bouquin de David Kilcullen The Accidental Guerrilla: Fighting Small Wars in the Midst of a Big One. Les spécialistes à Penn State disent que c'est la meilleure référence. Après l'avoir lu, je trouve mes opinions antérieures bien naïves. Il explique notamment le changement de stratégie en Irak, fin 2006, qui semble avoir porté ses fruits. Enfin, on touche du bois.
En deux mots : les américains ont mieux compris comment la population irakienne n'avait rien contre eux, mais elle était coincée sous les menaces de divers groupes extrémistes. Les américains ont appris à mieux dialoguer avec les irakiens. Ils ont mis plus de soldats, plus proches de la population. Ils ont réduit leurs propres dommages sur les civils irakiens en chassant moins violemment les extrémistes. Ainsi, ils ont pu protéger les irakiens des menaces, ce qui aide ceux-ci à se débarrasser des extrémistes. Mieux protégés, les civils irakiens peuvent plus facilement isoler les fanatiques étrangers qui se fichent pas mal que ce soit le chaos en Irak, et ramener à la maison leurs fils trop exaltés. Du coup, s'ils veulent empêcher les américains de protéger la population, les extrémistes n'ont plus d'autre choix que d'attaquer ouvertement les américains sur leurs propres bases. Mais plus ils attaquent, moins les extrémistes sont perçus comme des défenseurs de l'Irak.
Considerations generales sur ma vie en Pennsylvanie pour m'eviter de me repeter dans mes mails.
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