Considerations generales sur ma vie en Pennsylvanie pour m'eviter de me repeter dans mes mails.

jeudi 12 novembre 2009

More of it

J'aime bien ce pays je dois dire. Je vais prolonger mon séjour jusqu'à l'été 2010. Je vais encore enseigner le cours de Human-Computer Interaction au semestre printemps-2010.

Ca laisse plus de temps pour venir me rendre visite !

lundi 9 novembre 2009

Childfree

Dans ce pays où chaque lifestyle a une étiquette, je viens de découvrir le mouvement childfree : le mouvement des gens qui choisissent de ne pas avoir d'enfant.

Ils ont leur website http://www.childfree.net/ qui explique : We choose to call ourselves "childfree" rather than "childless," because we feel the term "childless" implies that we're missing something we want - and we aren't. On y trouve des références bibliographiques qui sont presque toutes adressées aux femmes*, comme si c'était un choix essentiellement féminin. On y apprend que c'est un mode de vie qui a commencé dans les sixties mais qui prend de l'importance depuis peu aux Etats-Unis*.

On pourrait croire qu'être childfree consiste à se libérer de conduites (drives) innées, héritées de notre évolution animale. Bien entendu il n'en est rien. Dans mon cas, je ne suis pas du tout libéré de mes conduites innées, simplement, ces conduites ne me poussent pas vers les enfants mais plutôt vers les femmes. Vouloir s'en libérer serait absurde : ces conduites définissent nos joies et nos bonheurs, et on ne peut pas souhaiter autre chose que ce qu'on souhaite. Et puis ça tombe bien, avec ces conduites, je ne suis animé que de bonnes intentions.

Voila qui peut sembler un point de vue bien masculin. C'est que je suis mal placé pour parler des conduites innées des femmes. Mais à mon avis, les femmes devraient faire pareil : assumer leurs conduites innées quelles qu'elles soient, et essayer de vivre en accord avec elles.

samedi 31 octobre 2009

Pete Yorn

Un certain Pete Yorn était en concert à State College (mais sans sa copine scarlett johansson qui n'est pas mal non plus). Il chante notamment le coup de blues de l'Amérique.

De même que les américains qui ont vécu en France ne peuvent plus manger de cuisine américaine, je me demande si les français qui ont vécu aux Etats-Unis peuvent encore écouter de la musique française. Chacun fait ses choix personnels, mais il y a une sorte d'éducation du gout qui est portée par l'environnement culturel.

samedi 24 octobre 2009

Les fantomes s'enhardissent

Live Feed

En 2006, Facebook s'est rendu compte que les "traces d'activité" étaient quelque chose de fondamental, et les a mises au centre de son interface. So doing, ils ont copié twitter et le concept général de life streaming.

Ces derniers jours, Facebook vient de mettre en place un premier méchanisme d'abstraction de traces d'activité. Les traces brutes sont appelées "News Feed" et les traces abstraites sont appelées "Live Feed".

Pour l'instant, le Live Feed ne fait qu'exclure les évènements les moins commentés des contacts avec qui vous avez le moins de liens. Mais cet exemple préfigure sans-doute de nouvelles approches collaboratives et user-driven pour extraire les informations les plus intéressantes d'une masse de données toujours plus overwhelming.

Utilisez une méthode semblable avec d'autres données, et vous aurez peut-être une chance de repérer d'autres choses. Je vais finir par devenir paranoïaque moi.

Sera Cahoone

J'ai craqué, j'ai acheté l'album sur l'iTune store.

jeudi 22 octobre 2009

The accidental guerrilla

L'article du New York Times Stanley McChrystal’s Long War semble assez bien expliquer la stratégie de l'OTAN en Afghanistan.

Pour plus d'information, il y a le bouquin de David Kilcullen The Accidental Guerrilla: Fighting Small Wars in the Midst of a Big One. Les spécialistes à Penn State disent que c'est la meilleure référence. Après l'avoir lu, je trouve mes opinions antérieures bien naïves. Il explique notamment le changement de stratégie en Irak, fin 2006, qui semble avoir porté ses fruits. Enfin, on touche du bois.

En deux mots : les américains ont mieux compris comment la population irakienne n'avait rien contre eux, mais elle était coincée sous les menaces de divers groupes extrémistes. Les américains ont appris à mieux dialoguer avec les irakiens. Ils ont mis plus de soldats, plus proches de la population. Ils ont réduit leurs propres dommages sur les civils irakiens en chassant moins violemment les extrémistes. Ainsi, ils ont pu protéger les irakiens des menaces, ce qui aide ceux-ci à se débarrasser des extrémistes. Mieux protégés, les civils irakiens peuvent plus facilement isoler les fanatiques étrangers qui se fichent pas mal que ce soit le chaos en Irak, et ramener à la maison leurs fils trop exaltés. Du coup, s'ils veulent empêcher les américains de protéger la population, les extrémistes n'ont plus d'autre choix que d'attaquer ouvertement les américains sur leurs propres bases. Mais plus ils attaquent, moins les extrémistes sont perçus comme des défenseurs de l'Irak.

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